Le paysage de l’investissement immobilier locatif est en constante évolution, cherchant sans cesse des mécanismes pour stimuler l’offre et répondre à une demande croissante. Après l’ère du dispositif Pinel, un nouveau dispositif, baptisé « Jeanbrun », est entré en scène au début de l’année 2026, présenté comme une réponse aux défis actuels du logement. Son ambition est louable : relancer l’attractivité de l’immobilier locatif, encourager la construction neuve et surtout, inciter les propriétaires à investir davantage. Pourtant, derrière les annonces gouvernementales et les promesses de soutien fiscal, une réalité plus nuancée se dessine. Les premières analyses et les réactions des professionnels du secteur, ainsi que les retours d’une partie des propriétaires bailleurs, révèlent un dispositif qui, malgré ses intentions, peine à convaincre l’ensemble des acteurs. Un fossé semble exister entre les objectifs affichés et les attentes concrètes de ceux qui financent et gèrent le parc locatif. Ce nouveau dispositif d’incitation fiscale, censé dynamiser le marché, semble finalement laisser sur le carreau une partie significative des propriétaires, soulevant des interrogations quant à son efficacité réelle et à sa capacité à véritablement résoudre la crise du logement locatif.
Le Dispositif Jeanbrun : une Refonte du Cadre Fiscal pour l’Investissement Locatif
Au début de l’année 2026, le paysage de l’investissement immobilier locatif a connu une transformation majeure avec l’instauration du dispositif Jeanbrun, succédant ainsi au très connu dispositif Pinel dont la période d’application a pris fin le 1er janvier 2025. Nommé d’après le ministre du Logement de l’époque, Vincent Jeanbrun, ce nouveau cadre vise à réinsuffler une dynamique dans un secteur confronté à des défis multiples : une crise du logement locatif persistante, des réglementations environnementales de plus en plus strictes et une pression continue sur les rendements pour les propriétaires bailleurs. Le discours officiel met en avant un dispositif « meilleur que le Pinel », une affirmation qui mérite une analyse approfondie au-delà des déclarations ministérielles. L’objectif affiché est de rendre l’investissement immobilier plus attrayant, de favoriser la construction de nouveaux logements et d’encourager la rénovation énergétique, tout en proposant des avantages fiscaux ciblés. Il s’agit d’une tentative de recadrage de la fiscalité immobilière pour encourager une offre locative plus abondante et mieux adaptée aux besoins actuels du marché. L’idée maîtresse est que des incitations fiscales bien calibrées peuvent orienter les capitaux vers des projets immobiliers à forte plus-value sociétale et économique. Le contexte de 2026, marqué par des taux d’intérêt fluctuants et une incertitude économique globale, rend cette incitation fiscale d’autant plus cruciale pour sécuriser les projets d’investisseurs.
Cependant, l’implémentation du dispositif Jeanbrun ne s’est pas faite sans concessions. Les négociations ayant abouti à l’adoption du budget 2026 ont imposé au gouvernement de faire des compromis, notamment avec les forces de gauche, dans le but de rendre la mesure plus acceptable sur le plan social et environnemental. Ces concessions, bien que visant à renforcer la dimension sociale et écologique de l’investissement locatif, ont eu un impact direct sur la rentabilité intrinsèque du dispositif pour les propriétaires. En effet, pour plaire à un spectre politique plus large, le dispositif Jeanbrun a vu ses conditions d’éligibilité se complexifier et ses mécanismes de calcul de la réduction d’impôts être ajustés, ce qui a par conséquent réduit les retours financiers potentiels pour les investisseurs. Les calculs préliminaires, basés sur des simulations de rentabilité, tendent à montrer que le dispositif, dans sa version finale, pourrait bien ne pas offrir les rendements escomptés par de nombreux propriétaires bailleurs. La promesse d’un « meilleur Pinel » semble donc s’effriter face à une réalité économique où les contraintes nouvelles pèsent sur l’attractivité de l’investissement, soulevant la question fondamentale : le dispositif Jeanbrun parvient-il réellement à inciter à l’investissement immobilier ou se contente-t-il de redistribuer les cartes, favorisant certains profils d’investisseurs au détriment d’autres ? Cette interrogation est au cœur des débats actuels concernant la politique du logement et la fiscalité immobilière.
Le dispositif Jeanbrun se positionne comme une pièce maîtresse de la politique gouvernementale visant à dynamiser l’investissement locatif. Son objectif est clair : encourager les propriétaires à acquérir des biens immobiliers destinés à la location, afin d’accroître l’offre disponible sur le marché et de répondre à une demande locative souvent forte, particulièrement dans les zones tendues. Pour ce faire, il propose un ensemble d’avantages fiscaux conçus pour réduire le poids de l’impôt sur le revenu des investisseurs. Ces avantages fiscaux se traduisent par des réductions d’impôts calculées sur le montant de l’investissement réalisé, avec des plafonds spécifiques et des durées d’engagement variables. L’idée est que, grâce à ces incitations, l’effort financier initial pour acquérir un bien locatif devienne plus supportable, et que le retour sur investissement, bien que prenant en compte les contraintes locatives, devienne plus attractif. L’investissement immobilier est ainsi présenté comme un moyen privilégié pour se constituer un patrimoine tout en bénéficiant d’une optimisation fiscale. La volonté est de rendre la location immobilière plus accessible aux propriétaires, tout en garantissant un minimum de qualité et de décence aux locataires. Les simulations réalisées par des cabinets spécialisés en conseil patrimonial soulignent que, pour être réellement efficace, l’incitation fiscale doit prendre en compte les spécificités régionales et les besoins locaux, afin d’éviter une surchauffe dans certaines zones et un manque d’investissement dans d’autres. L’un des défis majeurs de ce dispositif est de trouver le juste équilibre pour qu’il soit suffisamment attractif pour stimuler l’offre, sans pour autant créer des effets pervers ou des inégalités fiscales trop criantes entre différents types d’investisseurs. La complexité des conditions d’éligibilité et des règles de calcul peut devenir un frein majeur pour les propriétaires moins avertis.
Les Freins Concrets : Pourquoi 83% des Propriétaires Restent Sceptiques face au Dispositif Jeanbrun
Malgré les efforts déployés pour relancer l’investissement locatif via le dispositif Jeanbrun, une tendance inquiétante se dégage des premières études de marché : une majorité écrasante de propriétaires bailleurs ne semble pas convaincue par ce nouveau cadre fiscal. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec des enquêtes révélant que près de 83 % des propriétaires considèrent le dispositif comme non suffisamment incitatif. Ce scepticisme massif n’est pas le fruit d’une opposition idéologique, mais repose sur des freins très concrets et des réalités économiques tangibles qui plombent le rendement attendu. Ces propriétaires, qui représentent la force vive de l’immobilier locatif, sont confrontés à des obstacles bien réels qui rendent le dispositif Jeanbrun peu attrayant pour leurs projets. Le constat est clair : l’attrait financier promis par les avantages fiscaux est largement érodé par d’autres facteurs, rendant l’opération moins intéressante qu’il n’y paraît. Pour comprendre ce rejet, il est nécessaire de se pencher sur les raisons profondes qui motivent ce désamour, au-delà des simples annonces gouvernementales.
L’une des principales raisons de cette réticence généralisée réside dans la faible rentabilité potentielle du dispositif. Les calculs détaillés révèlent que, même en bénéficiant des réductions d’impôts, le rendement net après impôts et charges pourrait être inférieur aux attentes, voire insuffisant pour justifier l’investissement. Cette observation est particulièrement pertinente dans le contexte actuel, où les coûts d’acquisition immobilière restent élevés et où la recherche d’une plus-value stable et significative est un objectif primordial pour de nombreux investisseurs. Les propriétaires, souvent issus de la classe moyenne, cherchent à optimiser leur patrimoine et à sécuriser leurs revenus futurs. Le dispositif Jeanbrun, tel qu’il est structuré, ne répondrait pas pleinement à cette exigence de rentabilité. Les analyses fines, comme celles menées par des sites spécialisés dans le conseil patrimonial, soulignent que le rendement locatif après impôt, une fois toutes les déductions et les charges prises en compte, ne justifie pas toujours l’engagement financier et la complexité administrative. C’est pourquoi des sites comme BailFacile mettent en lumière les difficultés rencontrées par les propriétaires. La promesse d’un investissement rentable semble donc, pour beaucoup, s’éloigner de la réalité du terrain, engendrant une forme de désillusion face à ce nouveau coup de pouce fiscal. Cette déception contribue directement au taux élevé de propriétaires non convaincus.
Un autre frein majeur identifié est le poids des coûts de rénovation et de mise aux normes. Le dispositif Jeanbrun, tout en encourageant les rénovations énergétiques, impose souvent des exigences strictes qui se traduisent par des dépenses conséquentes pour les propriétaires. Dans le parc immobilier ancien notamment, les travaux nécessaires pour atteindre les standards de performance énergétique requis peuvent représenter un investissement très lourd, qui vient grever la rentabilité globale de l’opération. Ces coûts additionnels, parfois imprévus, rendent le calcul du retour sur investissement beaucoup plus aléatoire et moins attractif. Le propriétaire bailleur se retrouve alors face à un dilemme : engager des sommes importantes pour des travaux dont la rentabilité n’est pas garantie, ou renoncer à l’incitation fiscale. Les conditions d’éligibilité liées à la performance énergétique, bien que louables dans leur principe, peuvent se transformer en un véritable parcours du combattant financier pour les propriétaires. L’idée même d’avoir à effectuer des travaux importants, souvent avant même de pouvoir louer le bien, peut dissuader. Des études de cas, publiées sur des plateformes d’information immobilière comme Capital, illustrent concrètement ces enjeux. L’ampleur des travaux à réaliser dans l’ancien, pour se conformer aux nouvelles normes, peut rendre l’opération moins rentable que prévu, incitant ainsi certains propriétaires à reporter, voire à abandonner, leurs projets d’investissement locatif. C’est un point crucial qui explique pourquoi tant de propriétaires restent dubitatifs face à la générosité annoncée du dispositif.
Enfin, la complexité des conditions d’éligibilité et la rigidité du dispositif représentent un obstacle de taille. Le cadre réglementaire associé au dispositif Jeanbrun est dense et parfois peu clair, avec une multitude de critères à respecter, que ce soit en termes de localisation du bien, de plafond de loyers, de ressources des locataires, ou encore de durée d’engagement. Pour un propriétaire lambda, naviguer dans ces méandres administratifs et fiscaux peut s’avérer décourageant, voire décourageant. Le risque de commettre une erreur, qui pourrait entraîner la remise en cause des avantages fiscaux, est réel. Cette complexité dissuade une partie des propriétaires, qui préfèrent se tourner vers des formes d’investissement plus simples et plus transparentes. L’incitation fiscale, censée simplifier et encourager, se transforme paradoxalement en une barrière supplémentaire. Des articles d’analyse, tels que ceux publiés sur Economie Matin, détaillent cette complexité. La peur de l’erreur administrative ou de l’interprétation erronée des textes peut paralyser la décision d’investir. Ce manque de clarté et cette lourdeur administrative contribuent significativement au taux de 83 % de propriétaires non convaincus par le dispositif Jeanbrun, illustrant ainsi l’écart entre l’intention politique et la réalité pratique de sa mise en œuvre. La fiscalité immobilière devient alors un casse-tête plutôt qu’une opportunité.
Dispositif Jeanbrun : Les Catégories de Propriétaires qui Bâtissent sur ce Nouveau Cadre Fiscal
Si l’on observe un scepticisme généralisé autour du dispositif Jeanbrun, il serait erroné de croire qu’il ne suscite aucun intérêt. Certaines catégories de propriétaires, possédant des profils et des objectifs spécifiques, trouvent un intérêt particulier à s’engager dans ce nouveau cadre fiscal. Ces « gagnants » du dispositif Jeanbrun sont souvent des investisseurs plus avertis, capables de naviguer dans la complexité réglementaire et d’anticiper les évolutions du marché immobilier. Ils ne recherchent pas uniquement la réduction d’impôts immédiate, mais valorisent également les aspects à plus long terme, tels que la constitution d’un patrimoine solide ou la diversification de leurs actifs. Il s’agit généralement d’investisseurs qui ont déjà une expérience dans l’immobilier locatif ou qui bénéficient d’un accompagnement professionnel personnalisé. L’analyse des bénéficiaires potentiels permet de mieux cerner les contours de cette incitation fiscale et de comprendre pourquoi, malgré les critiques, elle parvient à séduire une frange spécifique de propriétaires.
Une première catégorie de propriétaires qui tirent parti du dispositif Jeanbrun est celle des investisseurs aguerris et des professionnels de l’immobilier. Ces acteurs disposent généralement d’une connaissance approfondie du marché, des mécanismes fiscaux et des stratégies d’optimisation patrimoniale. Ils sont capables d’identifier les opportunités immobilières les plus rentables, même dans un cadre réglementaire exigeant. Pour eux, le dispositif Jeanbrun représente une occasion d’acquérir des biens à des conditions potentiellement avantageuses, notamment en termes de coûts d’acquisition ou de valorisation future. Ils savent décrypter les conditions d’éligibilité et adapter leurs projets pour maximiser les avantages fiscaux tout en assurant une rentabilité acceptable. Leur approche proactive et leur expertise leur permettent de transformer les contraintes en leviers d’opportunités. Il est important de noter que ces investisseurs ne sont pas nécessairement à la recherche d’une réponse rapide à leurs impôts, mais plutôt d’une stratégie patrimoniale réfléchie. L’un des attraits majeurs pour ce public réside dans la possibilité de bénéficier de réductions d’impôts significatives sur le long terme, tout en constituant un patrimoine immobilier pérenne. Des analyses sectorielles publiées sur des sites spécialisés, comme France Transactions, mettent en évidence cette différence d’approche entre investisseurs avertis et particuliers.
Ensuite, le dispositif Jeanbrun peut également s’avérer intéressant pour les propriétaires bailleurs souhaitant diversifier leur patrimoine, en particulier ceux qui sont déjà propriétaires de leur résidence principale et qui recherchent de nouvelles formes d’épargne ou de revenus complémentaires. Pour cette cible, l’objectif principal est souvent la constitution d’un patrimoine immobilier qui générera des revenus locatifs stables sur le long terme, tout en offrant une protection contre l’inflation. Les avantages fiscaux du dispositif Jeanbrun, bien que potentiellement moins importants que pour des investisseurs professionnels, contribuent à rendre l’opération plus accessible et plus sécurisante. Il s’agit d’une stratégie d’investissement à long terme, où la réduction d’impôts vient alléger le poids du financement initial et améliorer le cash-flow locatif. L’idée est de se positionner sur le marché locatif avec un effort financier maîtrisé, en vue d’une valorisation du bien et de revenus locatifs réguliers. Les études menées par des organismes financiers, et souvent relayées sur des plateformes d’information économique telles que Boursorama, soulignent que la diversification patrimoniale est un moteur clé pour de nombreux épargnants, et le dispositif Jeanbrun s’inscrit dans cette logique. L’incitation fiscale devient alors un élément parmi d’autres, facilitant l’accès à cette classe d’actifs.
Enfin, les acquéreurs de logements neufs dans des zones éligibles constituent une autre catégorie de bénéficiaires potentiels. Le dispositif Jeanbrun, comme son prédécesseur Pinel, est souvent orienté vers la construction de logements neufs, particulièrement dans des zones où la demande locative est forte et où l’offre est insuffisante. Pour ces acheteurs, l’avantage fiscal, combiné aux bénéfices d’un bien neuf (garanties, normes modernes, faibles charges d’entretien initiales), peut représenter une offre globale attractive. Les promoteurs immobiliers jouent un rôle clé dans ce segment, en proposant des programmes immobiliers qui répondent aux critères du dispositif, facilitant ainsi l’accès à la propriété locative pour une clientèle spécifique. La localisation est ici un critère déterminant, car elle conditionne à la fois le potentiel locatif du bien et l’éligibilité au dispositif d’incitation fiscale. L’investissement immobilier est ainsi orienté vers des zones géographiques ciblées, où l’intervention publique est jugée nécessaire. Les conditions d’éligibilité, bien que contraignantes, sont ici anticipées et intégrées dans le choix du programme immobilier. La clé pour ces propriétaires est de choisir un bien dans une zone où la tension locative est réelle, afin de garantir un taux d’occupation optimal.
Les Inégalités Fiscales et les Défis de l’Équité avec le Dispositif Jeanbrun
L’une des critiques les plus récurrentes concernant le dispositif Jeanbrun, et plus largement les dispositifs d’incitation fiscale immobilière, concerne la création ou le renforcement d’inégalités fiscales. Bien que l’objectif affiché soit de stimuler l’investissement et de répondre à la crise du logement, la manière dont ces dispositifs sont structurés peut aboutir à une répartition inégale des bénéfices. Les propriétaires qui remplissent les conditions d’éligibilité les plus favorables, ou qui disposent des ressources financières et des connaissances nécessaires pour optimiser leur investissement, se retrouvent dans une position plus avantageuse que les autres. Cette disparité dans l’accès aux avantages fiscaux pose la question de l’équité et de la justice fiscale dans le domaine de l’immobilier locatif. Il est crucial de comprendre comment le dispositif Jeanbrun génère ces inégalités et quels en sont les impacts concrets sur le marché et sur les différents types de propriétaires.
Le dispositif Jeanbrun, en concentrant ses avantages sur certains types de biens immobiliers et sur des zones géographiques prédéfinies, tend à favoriser les investisseurs capables de s’aligner sur ces critères. Par exemple, l’accent mis sur les logements neufs dans des zones tendues peut exclure une partie des propriétaires qui détiennent des biens anciens ou qui souhaitent investir dans des zones moins dynamiques mais plus accessibles financièrement. Ces propriétaires, qui pourraient pourtant contribuer à l’offre locative, se retrouvent écartés du dispositif, non pas par manque de volonté, mais par la nature même des conditions d’éligibilité. Cette sélectivité engendre une forme d’inégalités fiscales, où l’accès à la défiscalisation est conditionné par la capacité à investir dans des biens spécifiques et dans des localisations privilégiées. Des analyses économiques, souvent relayées par des médias financiers comme Les Échos, soulignent que ces dispositifs peuvent, involontairement, creuser l’écart entre les investisseurs les plus fortunés et les autres. La fiscalité immobilière, au lieu d’être un outil d’équité, peut devenir un facteur de différenciation.
Un autre aspect générateur d’inégalités concerne le niveau d’accompagnement et de connaissance dont disposent les propriétaires. Les investisseurs les mieux informés, ceux qui bénéficient de conseils personnalisés de la part de conseillers en gestion de patrimoine ou d’agents immobiliers spécialisés, sont mieux à même d’exploiter le dispositif Jeanbrun à leur avantage. Ils comprennent les subtilités des conditions d’éligibilité, optimisent leurs choix d’investissement pour maximiser la réduction d’impôts, et anticipent les évolutions réglementaires. À l’inverse, les propriétaires moins bien accompagnés, qui investissent sans une expertise pointue, risquent de ne pas tirer pleinement parti des avantages fiscaux, voire de commettre des erreurs coûteuses. Ce fossé dans la connaissance et l’accès à l’expertise crée une inégalité de fait, où les bénéfices fiscaux ne sont pas distribués équitablement. Le dispositif Jeanbrun, en apparence neutre, favorise de fait ceux qui ont les moyens de se faire conseiller, accentuant ainsi les disparités. Les retours d’expérience partagés sur des forums de propriétaires, tels que ceux que l’on peut trouver sur Mysweetimmo, témoignent de cette difficulté à appréhender toutes les subtilités du dispositif.
Les conditions imposées pour la location immobilière dans le cadre du dispositif Jeanbrun, telles que les plafonds de loyers et les ressources des locataires, peuvent également introduire des distorsions. Bien que ces mesures visent à rendre le logement plus accessible, elles peuvent, dans certaines situations, rendre l’investissement moins rentable pour les propriétaires, les contraignant à louer à des prix inférieurs au marché local. Cela peut décourager certains investisseurs, particulièrement ceux qui recherchent un rendement locatif plus élevé, et renforcer l’idée que seuls les investisseurs ayant une tolérance au risque plus faible ou des objectifs patrimoniaux différents trouveront le dispositif Jeanbrun véritablement attractif. La tension entre l’accessibilité du logement pour les locataires et la rentabilité pour les propriétaires est un équilibre délicat à trouver, et le dispositif Jeanbrun, malgré ses intentions, ne parvient pas toujours à satisfaire pleinement les deux parties, créant ainsi une forme d’iniquité dans la distribution des bénéfices. La fiscalité immobilière est un levier puissant, mais son utilisation doit être pensée dans une optique d’équité pour éviter de créer de nouvelles formes de fracture.
Le Dispositif Jeanbrun : Analyse d’un Potentiel Flop face à une Réalité Économique Amère
Alors que l’année 2026 a vu l’entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun, censé insuffler un nouvel élan à l’investissement locatif, une analyse lucide des premières réactions et des données disponibles laisse présager un potentiel flop retentissant. Les chiffres sont là pour le confirmer : plus de 83 % des propriétaires bailleurs déclarent que ce nouveau dispositif fiscal ne les incite pas à investir dans l’immobilier locatif. Cette proportion massive de propriétaires sceptiques, bien au-delà d’une simple réticence, indique un rejet franc et massif du dispositif. Les promesses de relance de l’investissement immobilier, de création de logements et de soutien aux propriétaires semblent se heurter à un mur de réalités économiques et pratiques. Les avantages fiscaux promis, bien que théoriquement alléchants, ne parviennent pas à compenser les freins majeurs qui rendent le dispositif Jeanbrun peu attractif, voire contre-productif pour une grande partie des acteurs du marché. Cette situation soulève des questions fondamentales sur la pertinence du dispositif et sa capacité à atteindre ses objectifs.
La principale raison de ce qui s’annonce comme un flop est le manque d’attractivité financière. Les simulations de rentabilité, réalisées par de nombreux propriétaires et professionnels du secteur, révèlent que le dispositif Jeanbrun, une fois toutes les contraintes et les coûts pris en compte, offre un rendement net trop faible pour justifier l’engagement financier. Les réductions d’impôts, bien présentes, ne suffisent pas à compenser les frais d’acquisition élevés, les charges de gestion, les impôts fonciers, et surtout, les coûts potentiels de rénovation et de mise aux normes. Ce décalage entre les gains fiscaux espérés et les dépenses réelles rend l’investissement immobilier locatif moins rentable que d’autres placements plus liquides ou plus sécurisés. Les propriétaires, qui cherchent à faire fructifier leur épargne et à sécuriser leur avenir, ne retrouvent pas dans le dispositif Jeanbrun la promesse d’un investissement performant et pérenne. La fiscalité immobilière, conçue pour stimuler, finit par décourager. Les chiffres publiés par des instituts de sondage, tels que ceux relayés sur Mon Immeuble, mettent en évidence ce manque d’enthousiasme généralisé.
Les contraintes réglementaires et les coûts annexes constituent un autre facteur déterminant dans l’échec potentiel du dispositif Jeanbrun. L’encadrement strict des loyers, les exigences en matière de performance énergétique, et les démarches administratives complexes, transforment l’investissement locatif en un parcours semé d’embûches. Pour de nombreux propriétaires, le temps et l’énergie nécessaires pour se conformer à toutes ces règles représentent un investissement en soi, qui n’est pas toujours récompensé par une rentabilité suffisante. L’idée même d’avoir à réaliser des travaux coûteux pour mettre un bien aux normes, avant même de pouvoir le louer, est un frein majeur. Ces contraintes, bien qu’ayant pour objectif d’améliorer la qualité du parc locatif, rendent le dispositif moins accessible et moins attractif pour une grande partie des propriétaires bailleurs. L’immobilier locatif devient une affaire de spécialistes, plutôt qu’une option d’investissement accessible à tous. Des analyses approfondies, comme celles disponibles sur Le Conseil Patrimoine, détaillent comment ces contraintes alourdissent le bilan des propriétaires.
Enfin, le sentiment d’injustice fiscale ressenti par certains propriétaires contribue également à la perception d’un flop. Les propriétaires qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité, ou qui ne peuvent pas se permettre les investissements requis (logements neufs, rénovations importantes), ont le sentiment d’être exclus d’une mesure censée être bénéfique pour tous. Cette impression d’une incitation fiscale qui ne profite qu’à une minorité d’investisseurs, souvent déjà les plus aisés, génère de la frustration et un désintérêt marqué pour le dispositif. Le manque d’universalité et d’équité dans la distribution des avantages fiscaux est un problème majeur qui explique pourquoi le dispositif Jeanbrun peine à convaincre. Il est difficile de relancer un secteur d’activité quand une majorité des acteurs potentiels se sentent délaissés. Le dispositif Jeanbrun, loin d’être un succès unanime, semble s’inscrire dans une tendance où les politiques publiques en matière de logement peinent à trouver un écho favorable auprès de l’ensemble des propriétaires, créant ainsi un fossé entre les intentions et les résultats.





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